» » » » Война и мир - Лев Николаевич Толстой

Война и мир - Лев Николаевич Толстой

На нашем литературном портале можно бесплатно читать книгу Война и мир - Лев Николаевич Толстой, Лев Николаевич Толстой . Жанр: Разное / Русская классическая проза. Онлайн библиотека дает возможность прочитать весь текст и даже без регистрации и СМС подтверждения на нашем литературном портале litmir.org.
Война и мир - Лев Николаевич Толстой
Название: Война и мир
Дата добавления: 19 март 2025
Количество просмотров: 26
Читать онлайн

Внимание! Книга может содержать контент только для совершеннолетних. Для несовершеннолетних просмотр данного контента СТРОГО ЗАПРЕЩЕН! Если в книге присутствует наличие пропаганды ЛГБТ и другого, запрещенного контента - просьба написать на почту readbookfedya@gmail.com для удаления материала

Война и мир читать книгу онлайн

Война и мир - читать бесплатно онлайн , автор Лев Николаевич Толстой

Главный русский роман – для России и всего человечества. Всеохватная военная эпопея, подробная и проницательная семейная хроника, историософский трактат – все это в одной (очень большой) книге.
В минуты отъезда и перемены жизни на людей, способных обдумывать свои поступки, обыкновенно находит серьезное настроение мыслей. В эти минуты обыкновенно поверяется прошедшее и делаются планы будущего. Лицо князя Андрея было очень задумчиво и нежно. Он, заложив руки назад, быстро ходил по комнате из угла в угол, глядя вперед себя, и задумчиво покачивал головой. Страшно ли ему было идти на войну, грустно ли бросить жену, – может быть, и то и другое, только, видимо, не желая, чтоб его видели в таком положении, услыхав шаги в сенях, он торопливо высвободил руки, остановился у стола, как будто увязывал чехол шкатулки, и принял свое всегдашнее спокойное и непроницаемое выражение.
О серии
«Главные книги русской литературы» – совместная серия издательства «Альпина. Проза» и интернет-проекта «Полка». Произведения, которые в ней выходят, выбраны современными писателями, критиками, литературоведами, преподавателями. Это и попытка определить, как выглядит сегодня русский литературный канон, и новый взгляд на известные произведения: каждую книгу сопровождает подробная статья авторов «Полки».
В 1856 году, вскоре после написания повести «Два гусара», Толстой решил воплотить один из своих долгосрочных замыслов – повесть о декабристе, возвращающемся из ссылки. Размышления о пути этого героя привели его к мыслям о 1825 годе, когда произошло восстание декабристов. Далее стало ясно: чтобы понять, каким образом было возможно восстание, нужно вернуться в «славную для России эпоху 1812 года». Наконец, Толстой почувствовал, что описание торжества России над Наполеоном будет однобоким, если не продемонстрировать «сущность характера русского народа и войска… в эпоху неудач и поражений», то есть в период Войны третьей антинаполеоновской коалиции и кратковременного «романа» с Наполеоном. Это решение, по словам Толстого, было вызвано чувством, похожим на застенчивость: «Мне совестно было писать о нашем торжестве в борьбе с Бонапартовской Францией, не описав наших неудач и нашего срама». Помимо достоверного изображения исторической канвы, хронологическое отступление помогло Толстому раскрыть всех героев романа, которые уже почти ничем не напоминали персонажей ненаписанной декабристской повести, – за исключением того, что, как и герои «Войны и мира», толстовские декабристы были не «идеями в действии», а живыми людьми, несвободными от недостатков.

1 ... 35 36 37 38 39 ... 428 ВПЕРЕД
Перейти на страницу:
j’ai cru de mon devoir de vous en avertir. On le dit très beau et très mauvais sujet; c’est tout ce que j’ai pu savoir sur son compte.

Mais assez de bavardage comme cela. Je finis mon second feuillet, et maman me fait chercher pour aller dîner chez les Apraksines. Lisez le livre mystique que je vous envoie et qui fait fureur chez nous. Quoiqu’il y ait des choses dans ce livre difficiles à atteindre avec la faible conception humaine, c’est un livre admirable dont la lecture calme et élève l’âme. Adieu. Mes respects à monsieur votre père et mes compliments à m-elle Bourienne. Je vous embrasse comme je vous aime.

Julie

P. S. Donnez-moi des nouvelles de votre frère et de sa charmante petite femme»[213].

Княжна подумала, задумчиво улыбнулась (причем лицо ее, освещенное лучистыми глазами, совершенно преобразилось) и, вдруг приподнявшись, тяжело ступая, перешла к столу. Она достала бумагу, и рука ее быстро начала ходить по ней. Так писала она в ответ:

«Chère et excellente amie. Votre lettre du 13 m’a causé une grande joie. Vous m’aimez donc toujours, ma poétique Julie. L’absence, dont vous dites tant de mal, n’a donc pas eu son influence habituelle sur vous. Vous vous plaignez de l’absence – que devrai-je dire moi si j’osais me plaindre, privée de tous ceux qui me sont chers? Ah! si nous n’avions pas la réligion pour nous consoler, la vie serait bien triste. Pourquoi me supposez-vous un regard sévère quand vous me parlez de votre affection pour le jeune homme? Sous ce rapport je ne suis rigide que pour moi. Je comprends ces sentiments chez les autres et si je ne puis approuver ne les ayant jamais ressentis, je ne les condamne pas. Il me paraît seulement que l’amour chrétien, l’amour du prochain, l’amour pour ses ennemis est plus méritoire, plus doux et plus beau, que ne le sont les sentiments que peuvent inspirer les beaux yeux d’un jeune homme à une jeune fille poétique et aimante comme vous.

La nouvelle de la mort du comte Безухов nous est parvenue avant votre lettre, et mon père en a été très affecté. Il dit que c’était l’avant-dernier représentant du grand siècle, et qu’à présent c’est son tour; mais qu’il fera son possible pour que son tour vienne le plus tard possible. Que Dieu nous garde de ce terrible malheur! Je ne puis partager votre opinion sur Pierre que j’ai connu enfant. Il me paraissait toujours avoir un cœur excellent, et c’est la qualité que j’estime le plus dans les gens. Quant à son héritage et au rôle qu’y a joué le prince Basile, c’est bien triste pour tous les deux. Ah! chère amie, la parole de notre divin Sauveur qu’il est plus aisé à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu, cette parole est terriblement vraie; je plains le prince Basile et je regrette encore davantage Pierre. Si jeune et accablé de cette richesse, que de tentations n’aura-t-il pas à subir! Si on me demandait ce que je désirerais le plus au monde, ce serait d’être plus pauvre que le plus pauvre des mendiants. Mille grâces, chère amie, pour l’ouvrage que vous, m’envoyez, et qui fait si grande fureur chez vous. Cependant, puisque vous me dites qu’au milieu de plusieurs bonnes choses il y en a d’autres que la faible conception humaine ne peut atteindre, il me paraît assez inutile de s’occuper d’une lecture inintelligible; qui par là meme ne pourrait être d’aucun fruit. Je n’ai jamais pu comprendre la passion qu’ont certaines personnes de s’embrouiller l’entendement, en s’attachant à des livres mystiques, qui n’élèvent que des doutes dans leurs esprits, exaltеnt leur imagination et leur donnent un caractère d’exagération tout-à-fait contraire à la simplicité chrétienne. Lisons les apôtres et l’Evangile. Ne cherchons pas à pénétrer ce que ceux-là renferment de mystérieux, car, comment oserions-nous, misérables pécheurs que nous sommes, prétendre à nous initier dans les secrets terribles et sacrés de la Providence, tant que nous portons cette dépouille charnelle, qui élève entre nous et l’Eternel un voile impénétrable? Bornons-nous donc à étudier les principes sublimes que notre divin Sauveur nous a laissé pour notre conduite ici-bas; cherchons à nous y conformer et à les suivre, persuadons-nous que moins nous donnons d’essor à notre faible esprit humain et plus il est agréable à Dieu, Qui rejette toute science ne venant pas de Lui; que moins nous cherchons à approfondir ce qu’il Lui a plu de dérober nous en accordera à notre connaissance, et plutôt Il nous en accordera la découverte par Son divin esprit.

Mon père ne m’a pas parlé du pretendant, mais il m’a dit seulement qu’il a reçu une lettre et attendait une visite du prince Basile. Pour ce qui est du projet de mariage qui me regarde, je vous dirai, chère et excellente amie, que le mariage, selon moi, est une institution divine à laquelle il faut se conformer. Quelque pénible que cela soit pour moi, si le Tout-Puissant m’impose jamais les devoirs d’épouse et de mère, je tâcherai de les remplir aussi fidèlement que je le pourrai, sans m’inquiéter de l’examen de mes sentiments à l’égard de celui qu’il me donnera pour époux.

J’ai reçu une lettre de mon frère qui m’annonce son arrivée à Лысые Горы avec sa femme. Ce sera une joie de courte durée, puisqu’il nous quitte pour prendre part à cette malheureuse guerre, à laquelle nous sommes entraînés Dieu sait comment et pourquoi. Non seulement chez vous au centre des affaires et du monde, on ne parle que de guerre, mais ici, au milieu de ces travaux champêtres et de ce calme de la nature que les citadins se représentent ordinairement à la campagne, les bruits de la guerre se font entendre et sentir péniblement. Mon père ne parle que marche et contremarche, choses auxquelles je ne comprends rien; et avant-hier en faisant ma promenade habituelle dans la rue du village, je fus témoin d’une scène déchirante… C’était un convoi des recrues enrolés chez nous et expédiés pour l’armée… Il fallait voir l’état dans lequel se trouvaient les mères, les femmes, les enfants des hommes qui partaient et entendre les sanglots des uns et des autres! On dirait que l’humanité a oublié les lois de son divin Sauveur. Qui prêchait l’amour et le pardon des offenses, et qu’elle fait consister son plus grand mérite dans l’art de s’entretuer.

Adieu, chère et bonne amie, que notre divin Sauveur et Sa très Sainte Mère vous aient en Leur sainte et puissante garde.

1 ... 35 36 37 38 39 ... 428 ВПЕРЕД
Перейти на страницу:
Комментариев (0)